Cyclisme

October 19th, 2008

Réveil à l’aurore en cette journée dédiée au vélo, je m’adapte à la culture locale… Je pars donc avec quelques courageux (oui, réveil 5h30) pour aller visiter le Temple du Ciel et son parc où je compte m’essayer au sports locaux (Tai Chi, Dacau, Battledore, et bien d’autres plus fous les uns que les autres…)

Petite traversée de Beijing avec mon vélo, plutôt plaisant le vélo ici… Nous arrivons après de nombreux coups de pédales au fameux parc. Devant, des dizaines et dizaines de vélos s’entassent, je rajoute donc le mien en essayant de respecter les règles … plusieurs personnes me regardent amusées.

A l’intérieur du parc les premiers anciens effectuent leur sport, puis nous arrivons au fameux groupe gigantesque de Tai Chi, pratiquons un peu en suivant le rythme, pas facile ni pour suivre ni pour les muscles… Si quelqu’un vous dit que le Tai Chi n’est pas un sport n’en croyez rien, c’est qu’il n’a jamais pratiqué…

Enfin j’entre dans le Temple du Ciel et son bâtiment central circulaire est magnifique ; dans l’ancienne Chine, l’empereur était considéré comme le « fils du Ciel », qui préservait le bon ordre sur terre en faisant le lien avec l’autorité céleste.

Puis je me dirige dans l’allée principale en direction des autres bâtiments, en longeant les sportifs d’un certain âge, je suis vraiment impressionné par les mouvements qu’ils effectuent avec une dextérité incroyable et ceci malgré leur très très grand âge parfois.

Enfin après avoir fait le tour du parc et de ses sports avec les locaux, nous faisons une petite pause avant de repartir en vélo, alors que quelques personnes se regroupent en tenue de soie et éventail rouge, nous attendons sans bruit et, tandis que le groupe augmente et que les étirement se finissent (avec des grands écarts à la verticale, tout de même), le maître arrive et nous assistons ébahis à un cours (Tai Chi ?) avec en guise d’armes des éventails, les mouvements sont à la fois fluides et secs, lents et rapides.

Nous resterons un moment à les regarder avant de repartir.

Direction les centres financiers et leurs tours gigantesques, mais avant petit casse croute dans un Hutongs.

Après avoir pédalé un long moment nous arrivons enfin dans des dimensions bien différentes de celles du parc, les tours s’accumulent les unes à la suite des autres avec des constructions de chaque côté, droite, gauche, entre les tours, au dessus, en dessous (ah non pas dessous !).

Pause repas dans un petit restaurant typique ou l’anglais n’existe pas. Le choix des plats se fait donc au hasard, mais le repas sera plus que convenable.

Enfin direction les Hutongs ou j’abandonne le vélo pour le métro direction la place Tian’Anmen que je n’ai fait qu’apercevoir au début du voyage.

Je pars donc seul dans le métro, la sortie s’appelle «天安门西» si je ne me trompe pas.

A la sortie j’aperçois le fameux Opéra de Beijing (construit par un architecte français Paul ANDREU) puis je me dirige sur la place qui est tout de même la plus large du monde environ 880 m du nord au sud, et 500 m de l’est à l’ouest (et surement aussi la plus surveillée).

Je m’intègre donc à la foule et traverse cette place de long en large en direction des divers musées qui l’entourent ainsi que du mausolée de Mao en son centre.

Il ne me reste plus qu’à quitter Beijing, ce soir je suis à Shanghai.

Démesure des mesures

October 15th, 2008

Départ pour trente minutes de taxi en direction du Summer Palace un des nombreux palais de Beijing

Le Palais d’Eté est principalement dominé par la Colline de la longévité (万寿山) et le Lac Kunming (昆明湖). Il couvre une surface de 2,9 km², dont trois quarts sont occupés par le plan d’eau. Dans ses 70 000 m² de surface construite, on trouve une grande diversité de palais, de jardins et autres édifices de style classique.

Ici aussi les dimensions sont impressionnantes à croire que les Chinois font tout dans la démesure ?

Un lac gigantesque et un palais immense, que nous traverserons  après avoir gravi la colline où se trouve à son sommet un temple Bouddhiste.

Enfin j’irai flâner et manger sur le pouce le long du lac avant de prendre le bateau et traverser le pont aux dix-sept arches pour rentrer.

Direction le parc olympique une aventure de plus en taxi dans les bouchons.

A mon arrivée je reste tout simplement bouche bée devant l’architecture du stade olympique, ce stade est tout simplement incroyable par son originalité.

Nous essayons désespérément de trouver un moyen pour entrer mais cela parait impossible pourtant des gens sont à l’intérieur du parc.

Nous demandons aux passants et des vendeurs de tickets nous disent qu’il faut leur acheter des tickets si nous n’en avons pas, tandis que d’autres nous disent que c’est impossible aujourd’hui…

Etrange… qui dit la vérité ?!

Quelques uns d’entre nous vraiment motivés décident de se rendre à l’entrée pour savoir ce qu’il en est exactement.

Qu’elle n’est pas ma surprise lorsque les guichetiers me laissent entrer après simple discussion, cependant il nous manque encore les tickets pour réellement entrer dans le parc, les gardes nous disent qu’il faut demander aux gens qui entrent car ils ont des tickets en trop… Je n’y crois pas vraiment mais nous tentons notre chance.

Et de nouveau, surprise, on nous donne des tickets… Quand tout à coup le manager arrive et commence à discuter avec nous en nous laissant faire nos demandes sans rien dire…

Alors qu’il ne nous manque plus qu’un seul ticket il finit par nous dire de laisser tomber qu’il va nous faire entrer sans rien…

Incroyable, le fonctionnement est plutôt étrange mais qu’importe me voilà dans l’enceinte du parc olympique face au Watercube et au Birdnest, des stades qui nous laissent admiratifs par leurs proportions et leurs originalités architecturales.

Je resterai plusieurs heures à marcher autour sans rien dire tellement impressionné par le travail effectué sur ces bâtiments.

Alors que les lumières s’allument doucement et que le soleil se couche les couleurs et les formes des stades ressortent extraordinairement.

Nous n’arriverons hélas pas à entrer dans les stades mais repartirons ravis d’avoir pu admirer leurs architectures futuristes.

Enfin  nous nous décidons à quitter ce lieu splendide, ce soir nous allons manger dans une avenue réputée pour ses snacks plutôt typiques…

La foule est bien présente et nous en faisons entièrement partie, un des nombreux vendeurs  en grande forme crie et interpelle les clients, il ne faut pas trainer ici… l’allure est rapide, sélection de deux brochettes de poulet (commençons doucement) alors que devant moi s’étalent sur les brochettes vers à soie, scorpions, crevettes, vers blancs, poulet, chien, porc, requin, dauphin, hippocampes, bœuf, légumes, fruits, serpent …

Quand tout d’un coup un des mes comparses s’avance vers moi, fier de lui et de sa brochette qu’il brandit en l’air « tu veux tester le chien » alors que certains d’entre nous refusent, je me lance, pour ceux que cela intéresse … le goût est plutôt bon.

Quelques autres brochettes plus tard nous repartons direction l’Avenue de Beijing , avant de rentrer à nos dortoirs,  demain journée vélo.

L’histoire de la Grande Muraille de Chine…

October 11th, 2008

Aujourd’hui grand départ pour la Grande Muraille de Chine, the Great Wall, Chángchéng, 長城, la plus grande construction jamais réalisée par l’homme en termes de longueur, surface et masse.

Cependant elle ne part pas de Beijing, l’équipe et moi-même avons donc payé pour prendre une journée complète avec guide pour visiter les tombeaux Ming et la muraille.

Nous arrivons donc au rendez-vous avec plusieurs questions. En effet les quelques personnes que nous avons rencontrées ayant  fait la même chose hier ont été un peu déçues par l’obligation de faire du shopping !

Rencontre avec les responsables auxquels nous expliquons que nous souhaitons uniquement voir les tombeaux puis la muraille (pas de souvenirs pour nous…).

Mais ceux-ci ne veulent rien entendre nous avons payé pour l’ensemble nous ne pouvons faire autrement… Incroyable, ils nous proposent même de dire dans les magasins que nous ne sommes pas étudiants pour que l’on reste moins de temps dans ceux-ci…

Nous ne comprenons pas vraiment le sens de tout cela et acceptons la main un peu forcée…

Notre guide une jeune femme en talon haut et sac Chanel va jusqu’à nous faire promettre que nous irons bien dans les magasins, effrayée par la tournure qu’a pris la journée.

Forcément onze européens en colère ça ne rassure pas surtout qu’il y a un certain savoir faire en cas de  crise… (études obligent…)

Entrer dans le bus un nouveau guide apparait, et nous demande ce qu’il se passe, il nous explique plus ou moins bien qu’ils sont obligés de nous faire faire les magasins pour qu’on paie moins cher la journée…

Le ton monte de nouveau après qu’il nous ait expliqué que nous aurions en tout plus de quatre heures de magasins à faire sur la journée alors qu’il faut quatre heures pour faire l’aller-retour … combien de temps nous reste-t-il pour visiter ?!

Nous décidons de tout arrêter, quand il nous propose tout d’un coup de payer cent yuans de plus pour ne pas avoir à faire les magasins, seulement ce que l’on souhaite…

Nous acceptons tous, tout en sachant que nous nous sommes fait berner comme de pauvres touristes…

Cependant nous partons direction la Muraille de Chine et les tombeaux Ming pour faire de la visite et uniquement de la visite…

Les tombeaux Ming seront plutôt décevants en ce qui me concerne, un simple temple avec une stèle au milieu et quelques copies de reliques trouvées lors de la découverte du site.

De plus le guide nous a abandonné supputant qu’il n’y avait pas besoin d’explication…

Tant pis, nous partons maintenant en direction de la Grande Muraille de Chine manger un morceau dans un petit restaurant avant de la gravir.

Le restaurant et sa vue me donnera un premier aperçu de la Muraille non rénovée, le repas quant à lui sera copieux et agrémenté de nouvelles expériences culinaires (nouveaux gouts, nouvelles saveurs).

J’Y SUIS,  après quelques minutes de trajet… Je suis face à la muraille enfin « face » il faut d’abord grimper les quelques marches qui se trouvent face à nous.

Mais très impatients d’arriver en haut au plus vite,  nous les grimperons à vive allure avant d’arriver en haut, le panorama est splendide, la distance incroyable, on se sent tout de suite tout petit lorsqu’on se retrouve sur une construction de cette envergure et les montagnes tout autour ne font qu’accentuer ce sentiment.

La Grande Muraille (en chinois traditionnel : 長城 ; pinyin : Chángchéng ; littéralement la « longue muraille ») est un ensemble de fortifications militaires chinoises construites, détruites et reconstruites en plusieurs fois et plusieurs endroits entre le Ve siècle av. J.C. et le XVIe siècle pour marquer et défendre la frontière nord de la Chine.

Nous marcherons quelques kilomètres à monter, descendre, monter, descendre, monter… descendre, monter, monter, monter, descendre…

Enfin la vue est magnifique en arrivant sur une des parties les plus élevées accessible, d’où nous sommes partis.

Cette construction est réellement grandiose de par ses dimensions, le fait de ne pas voir de fin est vraiment très impressionnant.

Il ne reste plus qu’à revenir vers la grande capitale avec des rêves de grandeur…

Welcome Beijing

October 7th, 2008

Beijing, capitale de la République Populaire de Chine, ville ou tout se croise et s’entrecroise, modernité, archaïsme, vélos, voitures de luxe, buildings, quartiers populaires, palaces, stades olympiques.

Parti de Hong Kong à dix-sept heures, une heure de train pour arriver à Shenzen premier pas en Chine, plus aucun repère de langage (l’anglais est définitivement oublié en quelques mètres).

Puis direction gare routière ou j’arrive enfin après avoir traversé une horde de chauffeurs de taxi en manque de clients qui me hèlent,  me poussent, me disent qu’ils sont chacun moins cher les uns que les autres. Je me dirige vers une petite femme ultra active qui agite son bras en l’air en demandant vingt yuans pour le minibus en direction de l’aéroport.

Alors que mon billet n’est pas encore sorti j’ai déjà mon ticket dans la main et le billet est parti avec elle derrière moi pour chercher d’autres clients …

Encore dix minutes d’attente … Nous allons être en retard mais qu’importe l’ambiance est déjà là.

Sur la gauche une vieille femme me double et crie à son mari de la rejoindre, les règles d’attente ici sont inexistantes de plus je suis blanc, tout comme les autres du groupe…

Le minibus arrive klaxon, marche arrière, klaxon, les gens poussent à qui rentrera le premier, me voilà à l’intérieur, alors que tout le monde est assis des gens entrent encore il reste des places dans le couloir, des strapontins apparaissent sur les côtés, plus personne ne peut bouger maintenant, tout le monde est assis et c’est parti pour une heure de trajet, nous allons vraiment être en retard…

Arrivée à l’aéroport nous courrons pour l’embarquement, nous sommes vraiment en retard…

Certains diront que je suis chanceux sur ce coup là … l’avion est retardé (ouf). Je me poses cinq minutes, mange un bout avant de décoller pour trois heures de vol.

Après une arrivée en fanfare à quatre heure trente du matin en short et tee-shirt par une température de treize degrés Celsius…

Nous  trouvons enfin notre hostel (auberge de jeunesse) plutôt agréable avec sa chambre huit lits pour toute l’équipe.

Quelques heures de sommeil plus tard nous voilà levés, direction la Cité Interdite et la place Tien Anmen, première expérience dans le métro Chinois, je me sens tout de même observé principalement par les enfants mais pas que…

A la sortie je me retrouve dans la foule devant la Cité Interdite affichant un portrait géant de Mao, une horde de gardes sont présents, à l’opposé la place Tien Anmen s’étend à perte de vue.


Premier pas dans la Cité Interdite les dimensions sont gigantesques en hauteur comme en longueur comme en histoire, petit rappel :

La Cité Interdite est le palais impérial de Pékin dont la construction fut ordonnée par Yongle, septième empereur Ming, et réalisée entre 1407 et 1420. Ce palais, d’une envergure inégalée  s’étend sur une superficie de 720000 m².

Ce site monumental a plusieurs dénominations :

– Son nom complet est la « Cité pourpre interdite » (traduction du chinois Zǐjìn Chéng, 紫禁城), en référence à l’étoile nommée Zǐwēi Xīng (紫微星, la petite étoile violette) dans l’astronomie chinoise, c’est-à-dire l’étoile polaire de l’astronomie occidentale. En effet, comme le palais impérial se trouvait au centre de Pékin et représentait le centre administratif de l’État, on lui donna un nom évoquant l’étoile qui est au centre de la rotation du firmament céleste.

– Le nom le plus courant est « Cité interdite », qui vient du fait que son accès en était interdit au peuple à l’époque des grands empereurs chinois. Comme résidence de ces derniers, elle est devenue symbole d’interdit.

La beauté du lieu et les dimensions sont extravagantes, il nous faudra  près de deux heures pour la traverser, que nous passerons en ne prononçant que des onomatopées « wouah » en sera le résumé.

Je continue mon chemin dans les rues de Beijing à la recherche d’un lieu pour manger, traverse les avenues, puis les hutongs 胡同qui sont des passages étroits ( des ruelles ) principalement présents à Beijing, leurs dimensions dépassent rarement plus de 9 mètres de large, certains seulement 3 ou 4 mètres.

Après un repas typique et délicieux (poulet aux épices et cacahuètes avec ses petits légumes et sa bière Yanjing) je reprends ma route dans les ruelles.

Les odeurs,  les sonnettes des vélos, les cris des enfants,  les klaxons des scooters,  pas de doute je suis bien à Beijing.

J’arrive près d’un parc avec son étendue d’eau, où plusieurs personnes âgées pratiquent du sport avant d’aller nager (dans une eau qui parait plutôt froide), tandis que d’autres s’exercent  à des jeux qui  semblent  bien compliqués. Pendant que certains jouent au badminton ou bien à son ancêtre le dacau qui se joue avec un volant légèrement plus lourd et au pied… Pas facile du tout ! (pour les intéressés : www.dacau.net).

Enfin nous traversons un autre parc de nuit avant de rentrer à notre hostel, demain direction la grande muraille.