Xin chào Viêt Nam

February 19th, 2009

Réveil dans une ville… la ville, nous voici à Nanning après ces longues heures de bus que je n’ai pas vu passer, enfin le sommeil a été court mais suffisant.

Traversée de la ville, une ville en construction, où se mélangent à la fois grands boulevards, beaux buildings, avenues luxueuses et belles voitures au centre ; petites maisons et commerces, vélos et moto-taxi en bordure de la ville.

Enfin nous nous arrêtons dans une sorte de gare routière aux allures abandonnées, mais les chauffeurs nous disent (ou plutôt nous font comprendre de les suivre) alors que le bus s’est vidé en un rien de temps.

Direction l’accueil de la gare routière qui nous informe que le bus pour Hanoï part dans vingt minutes timing parfait le temps de retirer quelques yuans et de payer notre dû de quinze euros ou cent cinquante yuans.

On attrape quelque chose à grignoter, en effet la faim commence à se faire sentir alors que notre dernier repas remonte à vingt heures maintenant …

Et nous voilà repartis dans un bus normal cette fois-ci. Après seulement une petite heure de bus dans les campagnes chinoises aux paysages splendides nous nous arrêtons non loin de plusieurs bâtiments, des petites voitures de golf attendent et alors que nous sortons on nous dit de mettre nos sacs dedans et de partir avec eux. D’après ce que je comprends nous sommes à la frontière et le bus de peut pas traverser celle-ci, je ne sais pas trop comment nous allons continuer notre route mais cela semble organisé et la plupart des Chinois et Vietnamiens présents semblent savoir ce qu’ils font, je monte donc dans une voiturette que le chauffeur conduit avec tact, nous passons les premières barrières et nous arrêtons devant le premier bâtiment, deux entrées ou une entrée une sortie, nous entrons sans trop savoir où nous diriger, la plupart des personnes présentes auparavant ne sont pas encore arrivées ou sont déjà parties (ou en tout cas invisibles) nous tournons un peu avant d’apercevoir l’escalier au fond de la pièce qui descend vers les petites cases des douaniers, comme d’habitude la frontière chinoise et toujours aussi stricte avec un gardien,  matraque à la main qui place les gens qui se seraient trompés de file de manière plutôt autoritaire et me tape le sac pour me dire de me mettre plus droit dans la file (enfin je suppose…).

voiturette

voiturette 2

Formalités passées, après plusieurs observations du douanier je sors repose mon sac dans une voiturette et repars une fois celle-ci pleine quelques mètres plus loin et tandis que le soleil se lève nouvel arrêt devant une petite porte, les gens semblent se presser dedans, nous faisons donc de même quelle n’est pas notre surprise à la vue de ce lieu si étrange, de nombreuses personnes s’agglutinent sur une vitre à notre gauche derrière laquelle se trouvent trois gardiens ou autres … de l’autre côté, des bancs, des gens avec des sacs de des cartons.

Sans savoir trop quoi faire et tandis que nombre de personnes nous poussent pour traverser ce long couloir nous continuons alors qu’on se fait arrêter et que l’on nous demande de remplir des papiers et de revenir les donner à l’entrée avec notre passeport (c’est alors que je comprends nous sommes à la douane Vietnamienne, une sorte de grand « bordel » assez surprenant après la vision de l’organisation Chinoise.

attendre

Nous remplissons nos papiers et les amenons aux douaniers qui ne lèvent jamais la tête, un peu effrayés d’abandonner nos passeports sur le comptoir avec les autres, l’homme à côté de moi nous regarde et nous attrape nos passeport les pousse avec le sien à l’intérieur de la cabine, me regarde et me dit dans un anglais avec un fort accent « the only way » et il semble avoir raison nous surveillons sans nous éloigner alors qu’un des gardien se lève et sort sur la porte de droite avec un pile de passeports pour la plupart verts. Et tout d’un coup il commence à crier les noms sur les passeports les uns après les autres alors que les gens lèvent la main pour les récupérer.

Voici donc comment cela fonctionne quelques minutes plus tard le même douanier essaie d’appeler mon nom et celui de mon amie avec la plus grande difficulté, nous voici en règle et autorisés à traverser le couloir jusqu’à la sortie !

D’ici un nouveau bus attend et les belles routes bitumées commencent à laisser place à de vieilles routes en construction ou en réparation ou simplement abandonnées…

Encore quelques heures et nous voici à Hanoï capitale du Vietnam, un sorte de gros village où un nombre incalculable de deux roues sont présents (quand je dis incalculable, ce n’est pas un superlatif pris au hasard…) ici pas de règle de conduite, pas de feux, rien hormis le klaxon cependant cela fonctionne…

rules

Après avoir trouvé un petit hostel nous partons nous balader quelques heures dans la ville et dans le bruit des klaxons des scooters (bruit qui nous suivra jusqu’à la fin de ce voyage), nous n’osons même pas traverser les rues tellement cela nous parait invraisemblable et dangereux (oui ne cherchez pas les passages pour piétons dans la vieille ville…)

road

scooters

Nous rechercherons un restaurant du guide un moment, avant de comprendre que celui-ci a disparu et nous nous rabattrons sur un restaurant vide et sale mais plutôt marrant, premier pain depuis longtemps et pour la suite du voyage (la France a été présente ici il y a longtemps et ça se sent).

nightleft night right

Maintenant une bonne nuit, une vraie nuit dans un lit et demain visite de la vieille ville puis nous irons chercher notre amie à l’aéroport à la fin de l’après midi.


Trackback URI | Comments RSS

Leave a Reply

Name (required)

Email (required)

Website

Speak your mind