La mort d’un pirate – Adrian Johns

Un passage de ma dernière lecture en date..

« L’hostilité envers la « piraterie » n’est ni nouvelle ni originale », écrivait Thomas, elle traduit plutôt une « réaction réflexe » de la part des intérêts établis confrontés à une « concurrence audacieuse ». Quelle que soit l’industrie concernée, les nouveaux venus violent les « règles tacites » de fonctionnement, si bien que l’opinion a immédiatement tendance à les cataloguer comme contraires à l’« intérêts public »

Pour un peu plus de détail : La mort d’un pirate revient sur les origines de la radiodiffusion. Dès l’apparition des premiers pirates dans les années 1920 (de simples auditeurs accusés de trafiquer leurs récepteurs), un combat technologique, économique, culturel et politique s’engage entre deux camps : ici les défenseurs du monopole d’Etat et de la BBC, respectueux de la propriété intellectuelle et soucieux d’instruire le peuple par les ondes ; là les féroces militants du laissez-faire financier, partisans des radios commerciales et de la liberté. Oliver Smedley et Reginald Calvert avaient choisi leur camp. Mais Radio City avait un avantage. Elle émettait depuis des anciens forts militaires, vestiges de la Seconde Guerre mondiale perdus dans les brumes de la mer du Nord : Shivering Sands…
Avec l’expertise de l’historien et la plume d’un auteur de polar, Adrian Johns mène l’enquête et nous confronte aux interrogations soulevées par une société de l’information aujourd’hui devenue numérique : la légitimité des pratiques populaires, la liberté d’expression et de création, l’exercice de la démocratie, l’économie du droit d’auteur. Autant de questions qu’il adresse aux pirates modernes comme aux décideurs politiques.

La mort d’un pirate : La société de l’information à l’épreuve des ondes par Adrian Johns en 2010, traduit de l’anglais par Hélène Quiniou en 2011, Zones Sensibles Editions.

La couverture pour ceux qui reconnaîtront le logo !

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